L’articulation entre permanence et changement intéresse de nombreuses disciplines. Elle est notamment au coeur de l’étude des formes urbaines et rurales dans différents champs de recherche en géographie, en archéologie, en architecture ou en histoire.
La résilience défend l’idée que l’on ne peut plus se satisfaire des approches telles que le palimpseste, la méthode régressive, l’analyse sémiologique, etc., utilisées pour étudier la dynamique des paysages, car elles reposent sur la séparation passé/présent issue elle-même de la différenciation nature/société.

Cet ouvrage croise les spatio-temporalités, décrites en archéogéographie, avec les concepts élaborés dans la résilience écologique, comme la panarchie et le cycle adaptatif. L’analyse morphologique ainsi renouvelée considère les paysages comme des systèmes adaptatifs complexes résilients.

Les permanences observées dans les paysages ne sont alors plus présentées comme la résistance de formes héritées, mais comme le résultat d’une dynamique nourrie par cette dialectique constante entre persistance et changement. La résilience est ici positionnée du côté de la dynamique et non de la résistance.

L’auteur

Sandrine Robert est maître de conférences à l’EHESS (Paris), titulaire d’une habilitation à diriger les recherches, et archéogéographe, membre de l’UMR Géographie-cités. Ses travaux portent sur la dynamique des paysages dans la longue durée. Elle a fondé et préside la commission Landscape de L’union Internationale des Sciences Préhistoriques et Protohistoriques.

Commander Sandrine Robert . La résilience : Persistance et changement dans les formes du paysage. Iste Ed., 2021, 286 p.