Opération immobilière construite sur la gare Wanshengwei par la Compagnie de métro municipale de Guangzhou, 17 mai 2018. Natacha Aveline-Dubach.

 

Dates : 2019 – 2022

Responsable du programme au sein de l’UMR : Natacha Aveline

Membres de l’UMR impliqué·e·s dans le programme : Marion Albertelli, Jean Debrie, Congcong Li, Juliette Maulat, Mathilde Pedro

Équipe de l’UMR impliquée : CRIA

Noms des institutions partenaires : University of Liverpool ; Université Gustave Effel ; Créteil (Lab Urba) ; Radboud Univeristy (Nijmegen) ; Tongji Universi-ty (Shanghai) ; Xi’an Jiaotong Liverpool University (Suzhou)

Responsable du programme en dehors de l’UMR : Alex Lord (University of Liverpool)

Financement : Consortium d’agences nationales de moyens ; ANR pour les deux laboratoires français

Transversalités concernées : Mobilités et territoires : vers une approche relationnelle de l’espace ; Stabilités et fluidités des objets géographique ; Transversalité – Les fabriques de l’urbain : processus, acteurs, pratiques ; Données et protocoles dans les humanités numériques

Site internet

Description : Le projet Financing Clean Air réunit des chercheurs d’Europe et de Chine afin d’étudier comment des méca-nismes de “Land Value Capture” (LVC) peuvent être mobilisés pour améliorer de la qualité de l’air dans les environnements urbains. Le projet s’intéresse plus particulièrement à l’impact des transports et du logement, notamment du chauffage domestique, sur la qualité de l’air.

Ce projet part du constat que les modèles financiers et instruments de planification urbaine doivent s’adapter au changement climatique. Il se propose d’explorer le potentiel des mécanismes de « captation de valeur foncière » (Land Value Capture – LVC) pour co-financer ces adaptations en vue d’assurer une plus grande durabilité économique, sociale et environnementale des villes.  La pratique de LVC consiste en la récupération par l’Etat de tout ou partie de l’accroissement de valeur foncière non imputable à l’effort des propriétaires fonciers/immobiliers, autrement dit engendré par l’investissement public, les modifications des règles d’occupation des sols et le développement économique. Dans la mesure où le transport et le logement figurent parmi les plus gros contributeurs de la pollution atmosphérique des villes, le projet porte plus spécifiquement sur ces deux secteurs, en comparant les pratiques de LVC qui y sont menées en Chine et dans trois pays européens (France, Angleterre, Pays-Bas). Combinant méthodes quantitatives et qualitatives, la recherche examine dans quelle mesure la mise en œuvre des différents types d’instruments de LVC est susceptible de générer un cercle vertueux de croissance s’accompagnant d’investissements destinés à améliorer la qualité de l’air (figure 1).

Le laboratoire Géographie-cités est plus spécifiquement en charge du WP3 (coordinatrice Natacha Aveline), en collaboration avec le LabUrba (Sonia Guelton). Ce WP explore les instruments de LVC relatifs aux infrastructures de transport : réseaux de métro (co-financement du Grand Paris Express, des réseaux de plusieurs villes néerlandaises et de deux villes chinoises, Shenzhen et Nangjing) mais également infrastructures fluviales et portuaires (Axe Seine et Initiative Superport Liverpool).