Membre

Nadine SLEIMAN
Statut / Poste
Doctorante en cotutelle de thèse
Institution
Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne, France / Université Libanaise, EDST, Liban
Équipe
PARIS
Courriel
nadinesleimn@gmail.com
Thèmes de recherche
- Pratiques de mobilités
- Rapports aux lieux
- Dynamiques émotionnelles et affectives
- Perspective sensorielle de la ville
- Géographie émotionnelle
Transversalité(s) 2019 – 2023
Mobilités et territoires : vers une approche relationnelle de l’espace
Les fabriques de l’urbain : processus, acteurs, pratiques
Adresse
Géographie-cités • Campus Condorcet
5 cours des Humanités 93322 Aubervilliers cedex
Nadine Sleiman est architecte et doctorante en géographie, architecture, environnement et développement durable. Diplômée de l’Université Libanaise – Faculté des Beaux-Arts et d’Architecture, elle mène actuellement une thèse en cotutelle entre l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’Université Libanaise. Ses recherches portent sur les pratiques de mobilité et les rapports sensibles aux lieux dans la ville de Beyrouth, au prisme des émotions, des affects et des perceptions sensorielles.
Ressentir la ville au-delà des cartes. Exploration sensorielle de Beyrouth, rapports aux lieux et pratiques de mobilités
Beyrouth ne se laisse pas saisir par des plans. Elle s’éprouve, se contourne, se ressent. À chaque trajet, elle révèle une autre facette d’elle-même : bruyante ou silencieuse, hostile ou réconfortante, familière ou distante. Comment les émotions, les souvenirs, les sensations et les attachements façonnent-ils notre manière de parcourir la ville ? Que disent nos corps en mouvement des tensions sociales et politiques qui la traversent, mais aussi des beautés du quotidien, des gestes de résilience et des formes discrètes d’appropriation ?
Cette thèse interroge les liens sensibles que tissent les habitants avec leur environnement urbain, en s’appuyant sur une approche mêlant géographie émotionnelle, analyse sensorielle et enquêtes de terrain. À travers des récits de vie, des cartes mentales, des parcours commentés et une ethnographie mobile, elle cherche à révéler une géographie vivante, faite de ressentis, d’empreintes et d’affects.
Dans une ville fragmentée et instable, marquée par l’incertitude politique et sociale, comment les pratiques de mobilité deviennent-elles autant des stratégies d’adaptation que des expressions d’attachement ? Comment penser la fabrique urbaine quand celle-ci est modelée non seulement par des projets et des plans, mais par les expériences intimes, parfois fragiles de ses habitants ?
Car la ville ne se lit pas uniquement à travers ses frontières: elle palpite, elle se révèle à celles et ceux qui savent en percevoir les battements, les silences, les lueurs. Et si, pour mieux comprendre la ville, il fallait d’abord apprendre à l’écouter ?

