Cécile Mattoug soutient sa thèse : « Le partage du vide urbain dans la production métropolitaine. Approche exploratoire de la banlieue nord de Paris par les écritures du vécu »

Le 6 décembre 2021  à 14h

A la Maison des Sciences de l’Homme de Paris-Nord (20 Avenue Georges Sand – 93200 Saint-Denis – salle panoramique).

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Sa thèse a été réalisée sous la direction de Jean-Marc Besse et de Sandra Parvu à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (École doctorale de géographie de Paris – ED 434) et grâce au soutien de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME).

Présentée et soutenue publiquement le 6 décembre 2021 devant un jury composé de

Lauren ANDRES, Professeure associée, Bartlett School of Planning, University College of London, examinatrice
Nadia ARAB, Professeure, Université Paris Est Créteil, rapporteure
Jean-Marc BESSE, Directeur de recherche, CNRS et EHESS, UMR Géographie-cités, directeur de thèse
Denis DELBAERE, Professeur, École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, rapporteur
Laurent DEVISME, Professeur, École nationale supérieure d’architecture de Nantes, examinateur
Corinne LUXEMBOURG, Maîtresse de conférence HDR, Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette, examinatrice
Sandra PARVU, Maîtresse de conférence, École nationale supérieure d’architecture de Paris Val de Seine, Co-directrice de thèse

Résumé de la thèse

Paysage fortement urbanisé et en proie à une dynamique de mutation par la densification et la recherche de mixité sociale, la banlieue nord de Paris présente de nombreux espaces en friche permettant d’interroger les logiques spatiales et territoriales de l’aménagement métropolitain. En prenant comme point de départ les résultats d’une enquête ethno-géographique menée entre 2015 et 2021, cette recherche exploratoire, multi-située et multiscalaire s’arrête sur les tensions que produisent les transformations de ces espaces aux multiples usages. Communément nommés “vides” par les concepteurs, architectes, paysagistes, urbanistes… qui les opposent aux “pleins”, ces espaces témoignent certes de formes de délaissement dans leur gestion, mais ils demeurent tout de même au cœur de nombreuses attentions, intentions et convoitises. Ces espaces endossent de nombreux rôles au cours de leur temps de vacance : refuges, lieux de vie, marge de manœuvre, espace de dépôt, occupation temporaire, patrimoine à protéger… Des divergences d’intérêts et de moyens d’action font des espaces en friche des scènes de la production métropolitaine où s’affrontent les formes de partage à plusieurs facettes. La thèse dessine une géographie de l’aménagement à travers les expériences, les représentations, les usages et les mutations du vide urbain, au regard des différents acteurs qui les traversent, les habitent et les transforment.

Mots-clés

friches urbaines, production urbaine, banlieue parisienne, appropriation, représentations spatiales, expérience vécue