Des spatialités urbaines réinventées ?
L’utilisation des applications de rencontres gays géolocalisées dans les espaces métropolitains à Paris et à Athènes
Clément NICOLLE soutiendra sa thèse de doctorat en géographie intitulée « Des spatialités urbaines réinventées ? L’utilisation des applications de rencontres gays géolocalisées dans les espaces métropolitains à Paris et à Athènes » et réalisée sous la direction de Nadine Cattan (CNRS) et Antoine Le Blanc (ENTPE) au sein du l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et de l’UMR 8504 Géographie-cités
Lundi 16 décembre 2024
14h30
Campus Condorcet
Centre des colloques
Amphithéâtre 150
Aubervilliers
Pour assister à la soutenance, écrire à clement.nicolle@parisgeo.cnrs.fr
Jury
Marianne Blidon — Maitresse de Conférence HDR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Examinatrice
Nadine Cattan — Directrice de recherche, CNRS — Codirectrice
Karine Duplan — Maitre-Assistante, Université de Genève — Examinatrice
Frédéric Giraut —Professeur Ordinaire, Université de Genève — Rapporteur
Antoine Le Blanc — Professeur des Universités, ENTPE — Codirecteur
Serge Weber — Professeur des Universités, Université Gustave Eiffel — Rapporteur
Bernard Reitel — Professeur des Universités, Université d’Artois
Résumé
Cette thèse explore l’impact des applications de rencontres géolocalisées, notamment Grindr, sur les spatialités homosexuelles masculines métropolitaines. Depuis la fin des années 2000 et l’essor des smartphones, ces applications ont pris une place centrale dans les sociabilités gays. Grindr, la plus utilisée des applications gays, propose une interface où les profils sont classés selon leur proximité géographique en temps réel, ouvrant ainsi considérablement les horizons géographiques de ses usagers au-delà des lieux traditionnels de sociabilités LGBT.
L’objectif de cette recherche est de comprendre comment l’usage de Grindr et des applications similaires reconfigure la géographie des sociabilités homosexuelles dans les grandes villes : où se rencontre t-on lorsque les sociabilités ne sont plus liées à la fréquentation de lieux physique, mais passent par une interface numérique géolocalisées ? Selon quelles modalités et quels ressorts ? La thèse s’appuie sur une méthodologie diversifiée, et le croisement de deux enquêtes de terrain à Paris et à Athènes : un questionnaire en ligne ayant recueilli 664 réponses, une observation participante sur les applications de rencontres, ainsi que 67 entretiens approfondis avec des utilisateurs de Grindr.

