Retour sur l’émergence d’une tradition aux facettes multiples (années 1970-années 1990)

Olivier Orain, membre de Géographie-cités, a publié un chapitre intitulé « Une histoire sociale de la géographie quantitative en France des années 1970 aux années 1990 : pour mieux comprendre un moment décisif de l’histoire de la géographie », dans le livre « Recalibrating the Quantitative Revolution in Geography : Travels, Networks, Translations » publié par Routledge.

F. Gyuris, B.Michel, K. Paulus. Recalibrating. the Quantitative Revolution in Geography : Travels, Networks, Translations. Routledge: 2022, 242 p.

Cet ouvrage rassemble des recherches internationales sur la révolution quantitative en géographie. Il offre des perspectives provenant d’un large éventail de contextes et de traditions nationales qui décentrent les discussions anglo-centriques. La révolution quantitative du milieu du 20e siècle est souvent considérée comme un moment décisif dans l’histoire de la géographie, la transformant en une science spatiale moderne et appliquée. Ce livre met en lumière les différentes temporalités et spatialités des géographies locales, posant ainsi les bases d’une histoire globale d’un mode spécifique de pensée géographique. Il contribue aux discussions contemporaines sur les géographies et les mobilités de la connaissance, les notions de mondialisation, le privilège linguistique, la décolonisation et l’internationalisation de la connaissance géographique.

Ce livre intéressera les chercheurs, les étudiants de troisième cycle et les étudiants avancés en géographie, ainsi que les personnes intéressées par les sciences spatiales.

Olivier Orain est un historien des sciences humaines (historien de la géographie surtout, mais qui élargit aujourd’hui son périmètre d’investigation). Il dirige deux revues universitaires : la Revue d’histoire des sciences humaines avec Wolf Feuerhahn et L’Espace géographique avec Catherine Rhein. Il travaille actuellement à l’UMR Géographie-Cités, Centre national français de la recherche scientifique. Olivier fait des recherches en Histoire des sciences humaines, Epistémologie, Rhétorique des sciences et Linguistique historique.