fillette jouant entre deux immeubles s'embrassant

Une fillette joue dans un filet de lumière entre deux « immeubles s’embrassant », au cœur d’un village urbain de Guangzhou, province du Guangdong, Chine.

Les « immeubles s’embrassant » (接吻楼, jiēwěnlóu) ou « les immeuble se serrant la main » (握手楼, wòshǒulóu), désignent des bâtiments à plusieurs étages construits par les habitants autochtones des villages urbains en Chine, en négligeant toutes règles d’urbanisme, notamment les distances de sécurité. Au niveau de la rue les bâtiments conservent une distance allant d’un à deux mètres, mais à partir du première étage, afin de maximiser l’emploi de l’espace, les immeubles s’approchent au point de permettre aux résidents les uns face aux autres de s’embrasser ou de se serrer la main.

Cinzia LOSAVIO, doctorante à Géographie-cités fait une thèse sur le thème « Politiques publiques et espace urbain : quelle place pour les ouvriers-migrants chinois dans le développement de la ville moyenne en République Populaire Chinoise ? », sous la direction de Natacha AVELINE, directrice de recherche au CNRS, membres de Géographie-cités.
Les photos prises par Cinzia Losavio à Guangzhou, Zhuhai, Canton ou Datong, dans le cadre du projet Medium « New pathways for sustainable development in China’s medium-sized cities », se penchent sur la complexité spatiale, sociale et architecturale des villages urbains, anciens espaces ruraux désormais encastrés en ville et voués à disparaître. Plusieurs photographies de Cinzia Losavio étaient visibles à l’exposition du CNRS Les métiers de la Recherche, au Campus Condorcet du 5 au 20 octobre 2021.