Concours panhellénique d’architecture
Proposition d’Aimilia Karapostoli et Varvara Toura (architectes), Paysagistes: Alexandros Mpantogias, Dimitris Giouzepas, Collaborateurs paysagistes: Athina Papaioannou, Myrto Pediotaki, Maria Ploussou

La passerelle et l’esplanade de la rue Alexandre le Grand
La proposition d’Aimilia Karapostoli, Varvara Toura, Alexandros Mpantogias et Dimitris Giouzepas pour l’aménagement du front maritime de la ville de Corinthe en Grèce a été publiée sur le site du magazine numérique archisearch. Cette proposition est une tentative pour façonner une nouvelle identité urbaine, reliant les formes naturelles de la plage avec le patrimoine de Corinthe et améliorant la résilience et la durabilité de l’écosystème.
Le concept de design est centré sur le parallélisme linéaire et les formes ondulées qui font écho à la morphologie naturelle de la côte. L’eau – son mouvement et ses formes – est une référence clé. Les éléments de l’ordre corinthien, en particulier les feuilles d’acanthe du cynocéphale, sont intégrés en tant que symboles de la mémoire et de l’identité culturelle. Leurs courbes dessinent un design organique et fluide qui se fond dans le paysage.
Des plates-formes d’activités, des espaces verts et des passerelles unissent la nature et la ville, formant un espace public durable et esthétiquement cohérent.
Des gestes architecturaux doux organisent les activités et mélangent les éléments naturels et urbains. Des zones récréatives, des aires de sport et des pôles environnementaux, ainsi que des pistes piétonnes et cyclables, favorisent la mobilité durable. La végétation indigène et le terrain côtier sont intégrés à l’infrastructure, tandis que les points de rencontre tels que les aires de restauration sont utilisés tout au long de l’année. Un système routier unifié améliore la connectivité avec la ville. L’utilisation de formes linéaires et ondulées assure une unité esthétique, combinant durabilité, identité culturelle et sensibilisation à l’environnement.
Enseignante- Chercheuse en urbanisme et aménagement associée à l’Université Démocrite de Thrace et à l’UMR Géographie-cités, Varvara Toura est architecte ingénieur et urbaniste de formation. Elle a travaillé comme architecte-urbaniste en France et en Grèce, son pays d’origine, avant de commencer une thèse à l’EHESS au sein de l’UMR Géographie-cités en 2017.
L’objectif de sa thèse, menée sous la direction de Marie-Vic Ozouf-Marignier et soutenue en janvier 2023, était de questionner l’émergence de nouvelles politiques territoriales des villes désindustrialisées en France dans le cadre des programmes de villes durables et des politiques publiques participatives. Dans ce cadre, les nouvelles politiques territoriales réussissent à redynamiser le tissu économique et social de ces villes.
La thèse a développé une approche comparative de deux projets d’aménagement des sites désindustrialisés en France, l’Ile-de-Nantes et les Docks-de-Seine à Saint-Ouen, en se focalisant sur les cas de deux projets urbains représentatifs des politiques publiques participatives, situés tous les deux dans des quartiers centraux des villes désindustrialisées. A partir de cette recherche, Varvara Toura visait à proposer de nouveaux modèles de planification des villes désindustrialisées, inscrits dans le cadre du développement durable, en faisant le lien entre les programmes de renouvellement urbain au sein de ces villes et la question de la préservation de leur passé industriel.

