La conférence internationale « Squat All Over the World » se tiendra les
8 et 9 janvier 2026
Campus Condorcet
Aubervilliers (France).
Cette conférence réunit des travaux de recherche sur les squats, les établissements informels et les occupations urbaines à travers le monde, avec des études de cas portant notamment sur la France, l’Espagne, la Serbie, l’Inde, la Chine, le Liban, la Syrie, le Brésil, l’Afrique du Sud, et bien d’autres encore.
Trois grands axes structurent les sessions :
- les trajectoires des occupant·es ;
- les pratiques politiques développées au sein des occupations ;
- les relations avec les pouvoirs publics et les marchés du logement.
Un panel spécifique consacré aux dimensions juridiques du squat sera également animé par des membres du Radical Housing Journal.
Deux tables rondes science–société favoriseront le dialogue entre chercheur·es et militant·es :
- l’une portera sur les enjeux éthiques liés à la recherche sur des groupes fortement réprimés ;
- l’autre sera animée par le collectif Les Digitales, qui a conçu son propre panel consacré à l’écologie politique.
La conférence sera diffusée en ligne. Les modalités d’accès seront prochainement disponibles sur le site de l’événement.
Cet événement est co-organisé par Olivia de Briey, Coralie Douat, Oriane Sebillotte, Alice Thibaud Alizée Lazzarino avec le soutien de :
- l’Institut des sciences sociales du politique (ISP)
- le CERAPS – Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales
- Géographie-cités
- le LabEx DynamiTe – Laboratoire d’Excellence « Dynamiques Territoriales et Spatiales »
- l’Université Paris Nanterr
- l’UCLouvain – Université catholique de Louvain et le LASCO
- l’École normale supérieure
Télécharger le programme du colloque « Squat all over the world »
Alizée Lazzarino est doctorante en géographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, rattachée à l’unité de recherche Géographie-Cités, au Labex Dynamite et à l’IFAS-Research.
Ses travaux portent sur les manières dont les squatteur·euses s’approprient et redéfinissent la notion de citoyenneté à travers des pratiques quotidiennes d’occupation et des formes d’engagement politique ancrées dans l’espace urbain.
À partir d’une enquête ethnographique et de méthodes participatives menées dans différents types de squats à Barcelone, au Cap et à Beyrouth, elle développe une analyse multiscalaire des circulations spatiales et politiques des squatteur·euses entre plusieurs lieux d’activisme, ainsi que des processus de mise en réseaux, de l’échelle du squat à celle de la ville.
Oriane Sébillotte prépare un doctorat en géographie (Territoires, Migrations, Développement) à l’EHESS / UMR Géographie-cités sur le thème : « L’informalisation de l’accueil des migrants. Trajectoires résidentielles aux marges du Grand Paris » (Titre provisoire), sous la direction de Djemila Zeneidi et Marianne Blidon.
Fellow de l’Institut convergences migrations, elle est membre du Collectif de recherche sur l’indésirabilité (CRI), coordonné par Muriel Froment-Meurice, Claire Hancock et Félicie Roux, soutenu par la Défenseure des droits et le LabEx Futurs Urbain et participe au projet Datasile, coordonné par Alexis Spire, Karen Akoka, Alain Morice et Fred Salin, ateliers animés par Philippe Rekacewicz et Philippe Rivière. Elle est également membre du Comité scientifique de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels.

