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Requalifier plutôt que construire sur le campus Condorcet

Cette motion votée par l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS) le 16 décembre 2024 a été votée le 23 décembre par le Conseil de laboratoire de Géographie-cités.

En 2022, un « manifeste pour un campus vert et ouvert » avait réuni plus de 300 signatures d’enseignant.es-chercheur.es et de chercheur.es titulaires (en poste dans les 11 établissements membres, au CNRS, à l’INED), qui demandaient la préservation des espaces verts du campus, menacés par la « seconde phase » de construction, en particulier celui de l’ilot 4. En effet, la construction du futur bâtiment de l’EHESS sur l’ilot 4 pose de sérieux problèmes, en termes budgétaires, d’urbanisme et de politique environnementale.

La construction d’un 2ème bâtiment EHESS entraînerait la suppression du seul parc (de plus de 10 000 m2) planté d’arbres et ouvert aux habitant·es et résident·es du campus et du territoire, alors même que toutes les agences (PLUI de Plaine Commune, plan Canopée 2020-2030 du département de la Seine-Saint-Denis) soulignent l’urgence de créer des espaces verts plantés d’arbres et de désartificialiser la ville d’Aubervilliers (une des villes de France les plus carencées en espaces verts avec 2,38 m2 par habitants ). Pourtant, le campus est entouré de bâtiments de bureaux, mitoyens et entièrement vides, dont le bâtiment Pulse qui a accueilli le comité d’organisation des JO (28.000M2), désormais inoccupé (mais également les bâtiments Jump et Boost, mitoyens aussi).

Nous, membres de l’IRIS, demandons à la direction du Campus Condorcet, à la suite des élu·es au CA, qu’une véritable étude de faisabilité soit menée sur la requalification d’un des bâtiments vides existants, avant de poursuivre le projet de construction d’un nouveau bâtiment, qui serait sûrement plus coûteux, assurément plus long et bruyant pour les résident·es, mais surtout incompréhensible sur le plan écologique.