Renaud Le Goix, professeur en géographie urbaine et économique (Université Paris Cité) et Céline Vacchiani-Marcuzzo, professeure en géographie urbaine (Université Paris Cité) tous deux membres de Géographie-cités, livrent dans The Conversation une analyse des relations entre les incendies à Los Angeles, l’histoire urbaine, l’étalement urbain, et la stratification ethno-raciale pour éclairer les vulnérabilités de l’aire métropolitaine angeline. Une manière de relire Mike Davis, 30 ans plus tard, « The Case for Letting Malibu Burn », et « Ecology of Fear ».

Si certaines conséquences des incendies, comme les très nombreuses maisons réduites en cendres, sont immédiatement visibles, d’autres effets, qui opèrent à bas bruit, ne le sont pas encore mais pourraient bien, à moyen terme, avoir un impact négatif majeur sur la structure socio-économique de l’agglomération urbaine.

Les quartiers résidentiels de Pacific Palisades étaient aussi des lieux d’emplois, principalement domestiques. Des milliers de travailleurs du secteur des services à la personne (jardiniers, nettoyeurs de piscine, garde d’enfants…), qui habitent dans d’autres quartiers de la ville, ont perdu leur emploi et seront durablement affectés. Particulièrement touchée, la communauté hispanique et latino, comptait près de 10 000 personnes employées à Pacific Palisades et plus de 20 000 dans la zone concernée par le feu Eaton.

Renaud Le Goix, Céline Vacchiani-Marcuzzo. Incendies à Los Angeles : le tissu urbain et social en proie aux flammes. The Conversation, 2 janvier 2025.

Pour approfondir

Cybergeo Conversation (24 janvier 2025). Fire Storms in Los Angeles: Davis’ ‘Ecology of Fear’ re-read in the 21st century. cybergeo