
cco Pexel / Memmet
Ruptures métaboliques, conflictualités sociales et transitions environnementales
Ce dossier pluridisciplinaire de la revue Métropolitiques réunit des contributions – dont celles de plusieurs membres de Géographie-cités – qui mettent en perspective l’histoire et le présent des déchets dans nos sociétés contemporaines.
En présentant leurs usages multiples et parfois controversés, il souligne que la gestion des déchets revêt une dimension éminemment politique.
Il pose la question des alternatives au modèle productiviste en interrogeant leurs multiples usages. Il souligne notamment que la gestion des déchets revêt une dimension éminemment politique, en pointant les effets qu’elle produit en termes de relégation spatiale et d’inégalités sociales et environnementales, à l’échelle des quartiers mais aussi à l’échelle des régions continentales.
Contributions des membres de Géographie-cités
Étienne Dufour, « La persistance des champs d’épandage d’eaux usées de l’agglomération parisienne au cours du second XXe siècle »
Les eaux usées ont joué un rôle important pour la production agricole autour de Paris. Ce recyclage des eaux urbaines, intégré à la vie rurale, a décliné au cours du XXe siècle. Étienne Dufour, chercheur en aménagement du territoire, explique les raisons de cette évolution.
Clarence Hatton-Proulx, « L’incinérateur des Carrières de Montréal : la trajectoire délicate d’une infrastructure lourde »
Les trajectoires industrielles des grands équipements, tels que les infrastructures de traitement des déchets urbains, participent à l’évolution des métropoles. Clarence Hatton-Proulx analyse le devenir de l’incinérateur de la Ville de Montréal, qui n’a fonctionné qu’une vingtaine d’années (1969-1993).
Varvara Toura, « La reconversion des infrastructures industrielles abandonnées est-elle un mécanisme de réinvestissement de “déchets” ? » (à paraître)
Joëlle Abou Issa, « Liban : quand la ville s’étend sur les déblais de la guerre »
Dans les villes littorales libanaises, la récupération de déchets produit un phénomène de création de foncier sur la mer. Joëlle Abou Issa examine comment les guerres exacerbent cette logique de poldérisation.

