Les membres de Géographie-cités, réuni·es le 16 octobre 2026, tiennent à exprimer leur solidarité avec le mouvement lycéen et étudiant, né dans les territoires d’outre-mer, étendu aux quartiers populaires et se poursuivant dans une majorité d’établissements du pays.
Nous tenons à dénoncer la violence de la répression policière ainsi que le nombre important d’interpellations de lycéen.nes et étudiant.es mobilisé·es. Nous demandons la levée de toutes les sanctions et poursuites à leur encontre.
En ce sens, il nous paraît évident d’exiger la libération de Ritchy Thibault, étudiant en anthropologie à l’EHESS et actuellement placé en détention provisoire jusqu’au 9 décembre, suite à sa prise de position lors d’une manifestation lycéenne. Nous nous reconnaissons dans les revendications portées par ce mouvement, notamment face à la dégradation du service public de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Nous réclamons davantage de moyens pour garantir à toutes et à tous des conditions d’études et de travail dignes, aussi bien dans les lycées qu’à l’université, ainsi que les moyens nécessaires à une recherche publique de qualité.
Nous condamnons les fermetures dites « préventives » des établissements d’enseignement supérieur. Ces fermetures nous empêchent de nous retrouver pour discuter et nous organiser collectivement. Elles s’apparentent à des pratiques de lock-out qui pourraient entraver la mobilisation.
Nous demandons la réouverture immédiate des établissements et le respect des libertés politiques et syndicales.
Nous refusons également que les enseignements soient déplacés dans d’autres établissements, basculés en distanciel ou reportés à plus tard dans le semestre pour contourner la mobilisation. Ces pratiques contribuent à affaiblir le mouvement tout en dégradant les conditions d’enseignement.
Nous nous opposons à la mise en application de la loi « Bienvenue en France » qui applique déjà des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es étranger·es extracommunautaires.
Plus largement, nous dénonçons les politiques de sélection sociale à l’entrée de l’enseignement supérieur, notamment à travers “Parcoursup” et “Mon Master”, qui reproduisent les mêmes logiques de sélection. Nous demandons la suppression de ces deux plateformes et défendons un enseignement supérieur public, gratuit et accessible à toutes et à tous.
Enfin, nous appelons l’ensemble des étudiant·es, doctorant·es, enseignant·es, chercheur·euses et personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche à soutenir le mouvement lycéen et étudiant.

