Si la mobilité touristique est moins rejetée que la mobilité migratoire, elle l’est de plus en plus avec la dénonciation du phénomène de “surtourisme”. Camille Schmoll, invitée de « Questions du soir : l’idée » sur France culture le 7 octobre, démontre que l’attitude que l’on adopte face aux mobilités (adhésion ou rejet) est davantage le fait de présupposés moraux que des effets véritables des mobilités sur le territoire.

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Camille SchmollDirectrice d’études à l’EHESS, Camille Schmoll est membre de Géographie-cités et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Ses travaux portent sur les migrations européennes et méditerranéennes ainsi que le genre. Elle a publié a publié en 2020 “Les damnées de la mer, femmes et frontières en Méditerranée” aux éditions de la Découverte et co-dirigé Migrations en Méditerranée (CNRS Éditions, 2015).  Avec Virginie Guiraudon et Hélène Thiollet, elle est à l’origine du projet de GIEC des migrations (GIEM). Elle est membre du commissariat scientifique de la nouvelle exposition permanente du Musée National de l’Histoire de l’Immigration, qui a ouvert ses portes en juin 2023. Elle est directrice adjointe des Éditions de l’EHESS.
Dans « Chacun sa place : une géographie morale des mobilités » publié chez CNRS Éditions, Camille Schmoll interroge les inégalités liées aux mobilités contemporaines. Loin de considérer la mobilité comme un phénomène neutre, elle l’explore comme un révélateur des tensions sociales, politiques et éthiques.

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