La 36e édition du Festival international de Géographie intitulée « pouvoir »caura lieu du 3 au 5 octobre prochain à Saint-Dié-des-Vosges. Joël Boulier, Florent Chossière, Felix Cardoso, Corten Pérez-Houis, Camille Schmoll, membres de Géographie-cités, participeront à cette édition présidée par Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche au CEA et coprésidente du groupe n 1 du GIEC de 2015 à 2023.
Interventions des membres de Géographie-cités
Samedi 4 octobre
PROJECTION-DÉBAT
↔ 17h-20h LA COUR DES ARTSViendra la mer
avec Marie CHENET, Joël BOULIER, géographes-réalisateurs
Dans la Baie des Veys, au pied du Cotentin, on érige depuis trois siècles des digues pour agrandir les terres et repousser la mer. Maintenant que la mer monte, faut-il continuer à monter les murs ou laisser la mer regagner du terrain ? Deux géographes interrogent les acteurs du paysage et découvrent que les problèmes ne sont pas toujours là où on les cherche.CAFÉ GÉO
↔ 17h-18h LE CALYPSOChacun sa place. Une géographie morale des mobilités
avec Camille SCHMOLL, géographe
Les mobilités suscitent des tensions : mobilisations contre le surtourisme, polémiques sur l’installation d’un centre pour demandeurs d’asile ou la construction d’une autoroute… Ces « conflits de mobilité » relèvent de définitions concurrentes de la « juste place » de chacun. Il faut une géographie morale et politique des mobilités, attentive à la place faite à l’autre dans un monde en mouvement.
Dimanche 5 octobre
RDV OFFICIEL
↔ 10h-10h30 SALLE ISABELLE-AUTISSIERPrix de thèse du CNFG
Remise du Prix en présence des lauréats
Corten PÉREZ-HOUIS, Diane ROBERT et Sarah BACHELLERIECONFÉRENCE
↔ 12h-13h SALLE ISABELLE-AUTISSIERPenser le pouvoir à partir des circulations migratoires
avec Florent CHOSSIÈRE et Marine DUC, géographes, Catégoriser. Lexique de la construction sociale des différences (ENS Éditions)
EXPOSITIONS
Productions de géographes
La Cour des ArtsLa cour des arts géographiques est un espace dédié aux productions des géographes en images et en sons. Tout au long des trois jours du festival, la diversité des travaux est présentée à travers deux expositions photographiques, la diffusion de créations sonores et de documentaires accompagnés de temps d’échanges avec leurs auteurs. Des ateliers avec les scolaires et des tables rondes créent des temps de partage d’expériences pour présenter les apports des écritures alternatives et sensibles à la recherche en géographie. Ce nouvel évènement est organisé par la commission Géographie en Images et en Sons du Comité National Français de Géographie (CNFG).
En géographie, la photographie occupe une place spécifique presque toujours mobilisée pour illustrer et catégoriser des structures spatiales, oubliant les caractères situé, genré et scalaire des regards qui la fabriquent, oubliant qu’elle est une écriture à part entière puisant sa grammaire dans l’histoire de l’art. Elle est donc un outil d’écriture alternative intégrant une part sensible dans l’analyse des rapports au lieux et aux autres.
Parcours migratoires en Guyane française de Frédéric Piantoni
Palimpseste : les lieux photoelicités de Félix Cardoso
FIG 2025
En 2025, le FIG veut comprendre l’état du monde.
Ces dernières années, guerres, élections, mais aussi nouvelles technologies ont rebattu les cartes : comment évoluent les rapports entre les Etats ? Qui domine l’ordre mondial ? Qui sont les « grandes puissances » ? Comment se recomposent les alliances politiques, diplomatiques, économiques ? Un grand tableau géopolitique s’impose, qui ne serait pas complet s’il ne prenait pas compte tout ce qui se joue avec internet et les infrastructures de communication.
Mais en géographie, le pouvoir ne se pense pas qu’à l’échelle des Etats, de leurs diplomates et de leurs armées. Maires, entreprises, mouvements militants… Nombreux sont les acteurs géographiques qui disposent d’un pouvoir plus ou moins grand, qui laisse des traces dans l’organisation de nos espaces et de nos territoires. L’équilibre ou le déséquilibre de ces pouvoirs s’inscrit dans nos imaginaires. Il se voit aussi dans les zones frontalières, dans l’espace, dans nos assiettes et tous les circuits de fabrication de ce que nous mangeons, dans nos logements ou dans les aménagements que nous inventons pour faire face aux conséquences des crises écologiques.
« Pouvoir », c’est bien sûr « le » pouvoir. Mais c’est aussi un verbe, qui se conjugue à tous les temps et surtout à toutes les personnes : que puis-je, que pouvons-nous accomplir pour garantir la paix et la sécurité, pour défendre le vivre ensemble, pour créer des espaces plus inclusifs et égalitaires ?
Avec ce thème c’est toute la question de notre capacité à changer le monde, avec l’aide de la géographie, qui est posée.
Informations pratiques
- Toutes les manifestations du Festival sont gratuites.
- Rencontres, tables rondes, lectures, conférences… sont en accès libre, dans la limite des places disponibles. Une billetterie gratuite est ouvertesur chaque site environ 30 minutes avant chaque rendez-vous.
- Le Festival International de Géographie est une manifestation publique, couverte par des photographes et des vidéastes.


