Pluralité, décalages et ajustements de la fabrique urbaine
Dans le champ de l’urbanisme et de l’aménagement, les temporalités constituent une dimension structurante – bien que longtemps implicite – de la fabrique urbaine et territoriale. Leur pluralité apparaît particulièrement dans les pratiques contemporaines, confrontées à des exigences souvent contradictoires, marquées par des tensions récurrentes entre durabilité à long terme et urgences (climatique, écologique, économique et sociale, etc.), entre planification réglementaire et normative, et nécessités d’adaptation à des situations changeantes. Ce dossier propose d’analyser cette pluralité de temporalités et les tensions qui l’accompagnent.
Ce double dossier, coordonné par Sandra Breux (INRS), Antoine Fleury (CNRS), Sandra Mallet (Université de Reims Champagne-Ardenne) et Thomas Zanetti (Université Lyon 2), est publié dans la Revue internationale d’urbanisme (RIURBA). Le premier numéro, qui vient d’être mis en ligne, reflète la diversité des temporalités et des enjeux qu’elle suscite dans le domaine de l’urbanisme. La deuxième partie de ce dossier sera publiée dans un numéro distinct consacré à l’urbanisme temporaire.
Ces deux numéros prolongent le colloque « Penser et agir avec le temps en urbanisme : quelles évolutions ? », organisé à l’université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) en avril 2024, et le programme de recherche UrbaTime. Les temps de l’urbanisme durable (2018-2025).
Chercheur au CNRS depuis 2009 et membre de Géographie-cités, Antoine Fleury explore les espaces publics des grandes métropoles en se plaçant tantôt du côté de la conception, de l’aménagement et de la gestion, tantôt du côté des usages et de leur régulation.
Soucieux d’appréhender ces espaces publics en relation avec le changement urbain au sens large, il mène (ou a mené) également des investigations sur le petit commerce, sur la gentrification et les inégalités, sur les mobilités ou encore sur l’urbanisme temporaire.
Il s’appuie sur des enquêtes qualitatives menées dans le Grand Paris et à Montréal (et auparavant à Berlin et Istanbul). Mises en œuvre au sein de divers collectifs, ses recherches s’articulent à un investissement dans la formation à la recherche et à une ouverture sur les différents mondes professionnels de la ville.
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