Enquête auprès d’enfants parisiens

Emblématique des réflexions pour une ville « à hauteur d’enfants », le dispositif des rues scolaires a conduit à la piétonisation de nombreuses rues. Cet article d’Antoine Fleury, Côme Grémaud et Anne-Cécile Ott paru dans Métropolitiques s’intéresse aux appropriations de ces nouveaux espaces publics par les élèves d’une classe de CE2 à Paris.

Extrait
Comment [les enfants] perçoivent-ils et comment vivent-ils cet espace ? Comment s’approprient-ils les aménagements et la végétation ? Une enquête réalisée auprès de vingt-sept élèves (quatorze filles et treize garçons) d’une classe de CE2 dans une école très favorisée du centre de Paris (5e arrondissement) permet de donner des éléments de réponse, grâce à une méthodologie mobilisant cinq médiums en classe ou à l’extérieur : dessins libres, repérage sur plan, questionnaires, dessins commentés, atelier de sensibilisation et observation in situ.

© Côme Grémaud, 2025.

Antoine Fleury, Côme Grémaud, Anne-Cécile Ott. Quelles appropriations d’une rue scolaire ? Enquête auprès d’enfants parisiens. Métropolitiques, 2026.

Chercheur au CNRS depuis 2009, Antoine Fleury explore les espaces publics des grandes métropoles en se plaçant tantôt du côté de la conception, de l’aménagement et de la gestion, tantôt du côté des usages et de leur régulation.

Soucieux d’appréhender ces espaces publics en relation avec le changement urbain au sens large, il mène (ou a mené) également des investigations sur le petit commerce, sur la gentrification et les inégalités, sur les mobilités ou encore sur l’urbanisme temporaire.

Il s’appuie sur des enquêtes qualitatives menées dans le Grand Paris et à Montréal (et auparavant à Berlin et Istanbul). Mises en œuvre au sein de divers collectifs, ses recherches s’articulent à un investissement dans la formation à la recherche et à une ouverture sur les différents mondes professionnels de la ville.

Anne Cecile OttDocteure en géographie, Anne-Cécile Ott est actuellement chercheure postdoctorante au sein du laboratoire Mixtapes, commun au CNRS et à la plateforme de streaming Deezer, et travaille sur la construction socio-spatiale des pratiques d’écoute musicale, à partir de dispositifs d’enquêtes mixtes (entretiens, questionnaires et analyse d’historiques d’écoute). Cette recherche a également été menée en collaboration avec le centre LIVES de l’Université de Lausanne, où elle a été chercheure invitée en 2026.

En 2022, elle a soutenu sa thèse à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Clarisse Didelon-Loiseau, intitulée Venir au monde. Sociogenèse des manières enfantines de (se) représenter le monde. Son travail de doctorat a porté sur les représentations du monde chez les enfants.

Ses travaux de recherche portent plus généralement sur les processus de socialisation, notamment primaire, les processus de transmission des manières de penser et d’agir et sur la construction sociale des pratiques et représentations qu’elles soient spatiales, culturelles ou morales. Elles s’intéressent en particulier à la construction dans l’enfance des rapports à l’espace et des enjeux globaux.

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